C’est pour toi que je me bats

12 mars 2015

En réponse à Ce printemps,  nous marcherons pour toi publié dans le Huffington Post.

À toi qui manifestement n’as pas encore intégré le marché du travail;

À toi qui ne sembles pas connaître ce qu’est le produit intérieur brut (PIB), les déficits budgétaires et les agences de notation de crédit comme Fitch ou Moody’s;

À toi qui ne réalises pas le poids écrasant des impôts,  taxes et tarifs de toutes sortes qui ont atteint un niveau insoutenable pour les familles;

À toi qui ne vois pas encore ce qu’est le talon de paie d’un travailleur à temps complet gagnant plus que le salaire minimum;

À toi qui te dis Charlie, mais ne supportes pas les opinions contraires aux tiennes;

À toi qui te contrefiches de voir tes camarades de classes qui veulent réussir leur session se faire barrer l’accès à leurs cours;

À toi qui refuses de voir l’impact de trop de manifestations, émeutes et autres actes de vandalisme dans le centre-ville de Montréal sur l’économie et l’emploi;

À toi qui crois que de taxer davantage les banques, pétrolières et multinationales va combler les déficits par miracle quand tu sais très bien que c’est à toi qu’elles en refileront la facture et qu’au final tu devras débourser davantage pour te nourrir ou te déplacer;

À toi qui n’es pas alarmé de voir que pour la classe moyenne le dollar loisir fond comme neige au soleil;

Sache que tu dois pourtant être le premier à vouloir que le Québec paie sa dette et réduise ses dépenses; que le ministère de l’Éducation améliore la qualité de l’enseignement;  que les listes d’attente pour les chirurgies et autres traitements médicaux diminuent; que nos routes soient en meilleur état; qu’on investisse davantage en arts et culture… C’est normal!

Mais pour y arriver, il faut faire le ménage. Localiser les sources de gaspillage de fonds publics. Enrayer les dépenses, formulaires et autres choses superflues. Couper dans les voyages. Réduire les dépenses afin d’avoir une marge de manoeuvre et éviter une baisse de notre cote de crédit.  Agir maintenant et arrêter de pelleter le tout dans la cour des jeunes générations, dont la tienne.

Oui, je sais, toute démarche de redressement financier a un certain impact sur tout le monde, mais il faut le faire.

C’est pour cela que je te dis que tu ne gagneras rien à boycotter tes cours, sauf peut-être la colère de tes compagnons qui veulent étudier, et que le mieux pour toi est de rester en classe et terminer ta session, et cela pour travailler dans le domaine dont tu as toujours rêvé, gagner ta vie et assurer un bel avenir à tes enfants.

Et surtout, aie confiance. Il y a des pères et mères de famille qui veulent que les choses changent et qui vont se battre pour toi. Il est vrai que nous avons des manières d’y arriver très différentes, mais tout aussi valables. Après plus de 40 ans à toujours appliquer les mêmes recettes et solutions,  pourquoi ne pas essayer de nouvelles choses?

Je te dis donc d’avoir l’esprit ouvert et d’avoir confiance. Car, au-delà de nos divergences quasi inconciliables d’opinions, même si pour plusieurs il n’y a plus d’espoir,  c’est pour toi que je veux me battre.

Pour toi, tes enfants et tes petits-enfants.

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