http://www.questerre.com/mike-blog-french.html/2015/04/15/se-d%C3%A9barrasser-des-hydrocarbures.-vraiment/

Cet article résumé ma pensée sur le pétrole et ceux qui manifestent pour qu’on s’en libère… À lire!!

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Au Québec,  c’est bien connu, tout ou presque est à géométrie variable.

– Les carrés rouges, en 2012, revendiquaient l’accessibilité à l’université… mais ont bloqué l’accès aux salles de classe à leurs camarades qui voulaient finir leur session, et cela avec la complicité de beaucoup (trop) de professeurs et de la direction — et on est en voie de revivre la même chose cette année;

– Beaucoup sont Charlie et disent défendre la liberté d’expression… mais insultent et se moquent de ceux qui expriment des idées contraires; mention spéciale à François Gagnon, de RDS, qui a lancé un Bon débarras sans équivoque sur Twitter au moment où Sun TV News a cessé ses émissions;

– Le Québec se réjouit de voir Quebecor acheter Sun Media,  Couche-Tard acheter des chaînes de dépanneurs aux États-Unis,  Jean Coutu acheter des bannières américaines… mais réclame l’intervention du gouvernement pour bloquer l’achat de nos entreprises par des intérêts étrangers.

Cette dernière tendance, mue par un nationalisme qui frôle le fanatisme pour plusieurs,  a peut-être permis au Studio Mel’s, à Vidéotron et à Rona de demeurer québécois pour ne nommer que ceux-là, mais à quel prix?

Durant les quatre dernières décennies,  le gouvernement du Québec a dépensé des milliards de dollars pour subventionner les entreprises, que ce soit pour garder leur siège social en sol québécois, pour favoriser une industrie jugée plus verte par bonne conscience,  ou pour les maintenir en opération et éviter des mises à pied. Cette recette a rarement fonctionné, qu’on pense à Steinberg ou à l’éolien. Et a le défaut d’interférer avec le libre marché.

Oui, vous allez me dire qu’il faut que les Québécois travaillent et que nos fleurons québécois doivent se développer.  Mais ce n’est pas à l’État de décider des gagnants et des perdants. Non seulement cela coûte trop cher aux contribuables,  mais c’est trop souvent une source de copinage permettant d’aller chercher des votes aux prochaines élections, et ça amène parfois les concurrents à fermer.

C’est malheureusement ce contexte d’affaires vicié qui est responsable de notre mauvaise performance économique. Je suis convaincue que moins d’intervention de Québec serait mieux à moyen et long terme même s’ il y a des faillites et pertes d’emplois.

Alors, pourquoi le chef de la deuxième opposition François Legault,  de la CAQ, veut-il, encore une fois que le gouvernement intervienne dans la vente du Cirque du Soleil et que la Caisse de dépôt et placement y mette des sous?

Avoir subventionné le projet de Guy Laliberté et ses amis il y a plusieurs années, afin de leur donner une chance de se faire connaître,  c’est  une chose. Mais vouloir maintenir en opération la multinationale qu’est devenue le Cirque du Soleil alors qu’elle éprouve des difficultés financières et a dû annuler des spectacles dernièrement, c’est une autre.

Où est le scandale dans le passage d’une entreprise de chez nous aux mains d’étrangers? Pour mieux aider à comprendre, je pose la question suivante à M. Legault et même à Pierre Karl Péladeau:

Si le gouvernement ontarien avait bloqué l’achat de Sun Media par Quebecor et avait ordonné à Teachers de financer un homme d’affaires de Mississauga pour l’acquérir à sa place, comment auriez-vous réagi?

La réponse, vous la devinez. Attendu que dans un pays capitaliste prônant la libre entreprise il faut favoriser les transactions de gré à gré autant que possible, et que j’ai la ferme conviction qu’on aidera mieux les entreprises si l’État cesse de s’ingérer dans leurs affaires, je m’oppose à toute intervention de Québec dans le processus de vente du Cirque du Soleil.

Et chapeau à nos artistes et entrepreneurs qui y ont recours!

Non, je ne vais pas me taire. Oui, je vais continuer de déplorer qu’on dépende trop des subventions pour se développer, ce qui coûte trop cher aux contribuables.

Je salue l’arrivée de Kickstarter et des autres plates-formes de financement participatif, car je considère que c’est une idée géniale que les artistes et entrepreneurs ont intérêt à utiliser plus souvent au Québec.

Dans un contexte économique comme le nôtre, il faut arrêter de ne courir qu’après les subventions et crédits d’impôt, et accepter d’aller trouver le financement ailleurs.

Pour cette raison, je refuse de me laisser intimider et chanter des bêtises par les gérants d’artistes parce que je me fais un plaisir de les féliciter d’avoir RÉUSSI leur campagne de financement initiée sur une si géniale plate-forme publique.

Si pour eux c’est une honte et un scandale d’y avoir recours faute d’obtenir la subvention désirée, moi au contraire je trouve cela super. C’est une preuve d’independance, de maturité et surtout de responsabilité face aux revers de fortune et mauvaises passes financières. Il faut souligner ça positivement!

Et je le répète, j’encourage tout le monde à le faire, il y a des fans et des gens qui aiment les artistes ou entreprises, et qui seront sans doute fiers d’y mettre un petit 10 ou 20$.

Où est le scandale? Qu’est-ce qui vous gêne dans tout ça? En quoi faire appel à ses fans est un échec, alors qu’en 2014 les duchesses du Carnaval elles-mêmes ont fait appel à La Ruche pour leurs projets d’activités hivernales?

Ce qui me gênerait, moi, comme artiste, ce serait d’être trop dependant de l’État ou pire, d’apprendre que mon imprésario a envoyé paître un de mes fans, qui va cesser de m’encourager parce qu’on n’attire pas des mouches avec du vinaigre, et non d’avoir lancé la campagne de crowdfunding permettant de réaliser un projet qui me tient à coeur.

Vive le socio-financement! Voilà.

En réponse à Ce printemps,  nous marcherons pour toi publié dans le Huffington Post.

À toi qui manifestement n’as pas encore intégré le marché du travail;

À toi qui ne sembles pas connaître ce qu’est le produit intérieur brut (PIB), les déficits budgétaires et les agences de notation de crédit comme Fitch ou Moody’s;

À toi qui ne réalises pas le poids écrasant des impôts,  taxes et tarifs de toutes sortes qui ont atteint un niveau insoutenable pour les familles;

À toi qui ne vois pas encore ce qu’est le talon de paie d’un travailleur à temps complet gagnant plus que le salaire minimum;

À toi qui te dis Charlie, mais ne supportes pas les opinions contraires aux tiennes;

À toi qui te contrefiches de voir tes camarades de classes qui veulent réussir leur session se faire barrer l’accès à leurs cours;

À toi qui refuses de voir l’impact de trop de manifestations, émeutes et autres actes de vandalisme dans le centre-ville de Montréal sur l’économie et l’emploi;

À toi qui crois que de taxer davantage les banques, pétrolières et multinationales va combler les déficits par miracle quand tu sais très bien que c’est à toi qu’elles en refileront la facture et qu’au final tu devras débourser davantage pour te nourrir ou te déplacer;

À toi qui n’es pas alarmé de voir que pour la classe moyenne le dollar loisir fond comme neige au soleil;

Sache que tu dois pourtant être le premier à vouloir que le Québec paie sa dette et réduise ses dépenses; que le ministère de l’Éducation améliore la qualité de l’enseignement;  que les listes d’attente pour les chirurgies et autres traitements médicaux diminuent; que nos routes soient en meilleur état; qu’on investisse davantage en arts et culture… C’est normal!

Mais pour y arriver, il faut faire le ménage. Localiser les sources de gaspillage de fonds publics. Enrayer les dépenses, formulaires et autres choses superflues. Couper dans les voyages. Réduire les dépenses afin d’avoir une marge de manoeuvre et éviter une baisse de notre cote de crédit.  Agir maintenant et arrêter de pelleter le tout dans la cour des jeunes générations, dont la tienne.

Oui, je sais, toute démarche de redressement financier a un certain impact sur tout le monde, mais il faut le faire.

C’est pour cela que je te dis que tu ne gagneras rien à boycotter tes cours, sauf peut-être la colère de tes compagnons qui veulent étudier, et que le mieux pour toi est de rester en classe et terminer ta session, et cela pour travailler dans le domaine dont tu as toujours rêvé, gagner ta vie et assurer un bel avenir à tes enfants.

Et surtout, aie confiance. Il y a des pères et mères de famille qui veulent que les choses changent et qui vont se battre pour toi. Il est vrai que nous avons des manières d’y arriver très différentes, mais tout aussi valables. Après plus de 40 ans à toujours appliquer les mêmes recettes et solutions,  pourquoi ne pas essayer de nouvelles choses?

Je te dis donc d’avoir l’esprit ouvert et d’avoir confiance. Car, au-delà de nos divergences quasi inconciliables d’opinions, même si pour plusieurs il n’y a plus d’espoir,  c’est pour toi que je veux me battre.

Pour toi, tes enfants et tes petits-enfants.

Ce que Martine Desjardins et bien d’autres considèrent comme une victoire collective, j’appelle ça un jour de colère et de tristesse.

Le Québec reçoit toujours plus chaque année en péréquation mais persiste à refuser de se saisir des outils et ressources qu’il a pour retrouver la santé financière. Et c’est nous, et nos enfants, qui en faisons DÉJÀ les frais.

J’aime mon Québec et je veux le meilleur pour mon peuple, mais je ne supporte plus un tel immobilisme ni cet acharnement à préserver à tout prix un choix de société fait il y a plus de 40 ans dans un meilleur contexte économique,  lequel choix a grandement besoin d’une révision majeure pour assurer non seulement notre survie, mais notre réel épanouissement.

Je n’ai pas hâte de voir où nous en serons aux prochaines élections.

http://m.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/426795/victoire-collective-contre-le-gaz-de-schiste

http://m.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2014/12/16/001-couillard-gaz-schiste-bape.shtml

Le Québec touchera, en 2015, plus de la moitié de toute la péréquation canadienne alors que sa population est d’à peine 22% du total canadien.

Un mot: honteux.

Je suis fâchée de voir d’un côté les verts et autres groupes de pression cracher sur le pétrole albertain et la potasse de la Saskatchewan,  et de l’autre côté tout ce beau monde accepter avec joie l’argent de ces sales provinces du méchant Canada de Stephen Harper!

Aujourd’hui, j’ai juste envie de mettre un sac de papier brun sur ma tête. J’ai honte. Honte du triste résultat de 40 ans d’étatisme dirigiste,  de surenchère irrationnelle keynésienne (subventions à outrance aux entreprises) et de gaspillage éhonté de l’argent de nos taxes et impôts.

40 ans, ça en fait, des gouvernements!

À ceux, donc, à qui le chapeau fait, mettez-le! Vous me faites honte, y’a pas d’autres mots!

Et aux souverainistes et gauchistes qui liraient par hasard ce blog: que je n’en voie pas un qui nous dise qu’Ottawa et le reste du Canada nous volent et nous asservissent, parce que c’est le contraire!!

Voici l’information sur lapresse.ca:
http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201412/14/01-4828217-perequation-somme-record-pour-quebec.php

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Message aux écologistes anti-pétrole: vous tenez à ce point à ce que le Québec se libère du pétrole pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre?

Votre revendication est, certes, noble. Mais dans les faits, cela coûte très cher.

En effet, d’après cet article d’Hélène Baril (La Presse Affaires, 11 décembre 2014):

Réduire la dépendance du Québec au pétrole vient avec une grosse facture: 6,4 milliards de dollars, ou 1875$ par ménage par année d’ici 2030.

Mais encore, toutes les mesures évoquées dans l’article ne visent à réduire que le CARBURANT.

Si vous voulez vraiment vous débarrasser du pétrole, voici une liste non exhaustive d’articles en plastique, fibres synthétiques et autres produits dérivés du pétrole qu’il ne faudra ni acheter, ni porter, ni utiliser:

-souliers de course
-vêtements, nappes, serviettes, sacs et accessoires en polyester, rayonne, acrylique, microfibre et autres matériaux sauf le coton ou la laine
-manteaux d’hiver en tissu ou fourrure synthétique
-tablettes, téléphones intelligents et autres appareils électroniques
-ustensiles en plastiques
-biberons de plastiques (bonjour la stérilisation des bouteilles en verre)
-seringues, bandages et équipements médicaux
-couches jetables (et reprise du lavage des couches de tissu à l’eau chaude)
-disques compacts, DVD et disques vinyle

De plus, vous devrez renoncer à tout voyage en avion ou bateau de croisière,  accepter de vous priver de certains aliments durant l’hiver, acheter local même si ça coûte plus cher, renoncer à certains traitements ou médicaments si vous tombez gravement malade et revenir à la chasse pour vous nourrir et vous vêtir, pour ne nommer que ceux-là…

Mais non, vous êtes végétariens et combattez la chasse, l’abattage, le cuir et la fourrure!

Alors, pouvons-nous renoncer au pétrole? À vous de juger…