http://www.questerre.com/mike-blog-french.html/2015/04/15/se-d%C3%A9barrasser-des-hydrocarbures.-vraiment/

Cet article résumé ma pensée sur le pétrole et ceux qui manifestent pour qu’on s’en libère… À lire!!

Un peu de cohérence, SVP 😉

Activist with and without fossil fuels

Ce que Martine Desjardins et bien d’autres considèrent comme une victoire collective, j’appelle ça un jour de colère et de tristesse.

Le Québec reçoit toujours plus chaque année en péréquation mais persiste à refuser de se saisir des outils et ressources qu’il a pour retrouver la santé financière. Et c’est nous, et nos enfants, qui en faisons DÉJÀ les frais.

J’aime mon Québec et je veux le meilleur pour mon peuple, mais je ne supporte plus un tel immobilisme ni cet acharnement à préserver à tout prix un choix de société fait il y a plus de 40 ans dans un meilleur contexte économique,  lequel choix a grandement besoin d’une révision majeure pour assurer non seulement notre survie, mais notre réel épanouissement.

Je n’ai pas hâte de voir où nous en serons aux prochaines élections.

http://m.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/426795/victoire-collective-contre-le-gaz-de-schiste

http://m.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2014/12/16/001-couillard-gaz-schiste-bape.shtml

Message aux écologistes anti-pétrole: vous tenez à ce point à ce que le Québec se libère du pétrole pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre?

Votre revendication est, certes, noble. Mais dans les faits, cela coûte très cher.

En effet, d’après cet article d’Hélène Baril (La Presse Affaires, 11 décembre 2014):

Réduire la dépendance du Québec au pétrole vient avec une grosse facture: 6,4 milliards de dollars, ou 1875$ par ménage par année d’ici 2030.

Mais encore, toutes les mesures évoquées dans l’article ne visent à réduire que le CARBURANT.

Si vous voulez vraiment vous débarrasser du pétrole, voici une liste non exhaustive d’articles en plastique, fibres synthétiques et autres produits dérivés du pétrole qu’il ne faudra ni acheter, ni porter, ni utiliser:

-souliers de course
-vêtements, nappes, serviettes, sacs et accessoires en polyester, rayonne, acrylique, microfibre et autres matériaux sauf le coton ou la laine
-manteaux d’hiver en tissu ou fourrure synthétique
-tablettes, téléphones intelligents et autres appareils électroniques
-ustensiles en plastiques
-biberons de plastiques (bonjour la stérilisation des bouteilles en verre)
-seringues, bandages et équipements médicaux
-couches jetables (et reprise du lavage des couches de tissu à l’eau chaude)
-disques compacts, DVD et disques vinyle

De plus, vous devrez renoncer à tout voyage en avion ou bateau de croisière,  accepter de vous priver de certains aliments durant l’hiver, acheter local même si ça coûte plus cher, renoncer à certains traitements ou médicaments si vous tombez gravement malade et revenir à la chasse pour vous nourrir et vous vêtir, pour ne nommer que ceux-là…

Mais non, vous êtes végétariens et combattez la chasse, l’abattage, le cuir et la fourrure!

Alors, pouvons-nous renoncer au pétrole? À vous de juger…

À l’instar des Témoins de Jéhovah et autres spécialistes bibliques qui s’inquiétaient ou prédisaient la fin du monde, l’alarmisme climatique ne date pas d’hier non plus…

Lisez l’article suivant:

http://wattsupwiththat.com/2014/07/29/a-brief-history-of-climate-panic-and-crisis-both-warming-and-cooling/

« Dix cents pour un cellulaire, 39,50 $ pour un téléviseur de 32 po, 1,20 $ pour un ordinateur portable… Une nouvelle taxe ? Pas tout à fait. Ces frais de gestion environnementale, aussi appelés «écofrais», s’ajoutent désormais à la plupart des produits électroniques vendus au Québec. »

Lire l’article complet sur L’Actualité

Pour mieux vous y retrouver dans toute la mouvance verte qui sévit dans notre société. Article très intéressant.

Pour ma part, je me définis comme une écologiste scientifique, car c’est la position la plus saine et la plus équilibrée — et en plus elle ne tombe pas dans le religieux ni dans l’opportunisme — et je fais ma part pour réduire la pollution et je prends le temps d’évaluer à la lumière de la science si quelque chose est ‘vert’ ou pas.

Science et politique

Contrairement à ce que les gens pensent, il n’y a pas qu’une seule philosophie environnementaliste, il y a plusieurs groupes avec des agendas très différents et même complètement opposés. On a souvent tendance à tous les mettre dans le même paquet, mais c’est une erreur.

J’ai tenté d’identifier le plus précisément possible ces groupes, et identifier quels groupes sont opposés ou alliés aux autres. Je sais que le texte est long, mais c’est difficile de mettre autant d’information dans un seul billet.

J’ai regroupés ces gens en cinq groupes, les Capitalistes Verts, Les Powermongers, les Socialistes, les Malthusiens, et les Écologistes.


Capitalistes verts
Le plus facile à identifier est celui des organismes, compagnies et individus dont le but à peine caché est de faire de l’argent avec cette mode. Ils ont avantage à propager le message de peur puisque ça leur profite financièrement.
On y reconnait facilement Al Gore…

Voir l’article original 3 109 mots de plus

Être à droite, c’est aussi prôner les faits scientifiquement démontrés même si la majorité des gens et les médias croient aveuglément à autre chose, ceci inclut tout ce qui a trait à l’écologie. Être climato-sceptique ne veut pas dire être un mauvais citoyen ou un pollueur, mais bien savoir discerner le vrai du faux dans toute cette jungle verte. Voici un article que présente Reynald Du Berger, un scientifique que j’aime bien.

Le blog de Reynald Du Berger

Jean-Pierre Bardinet, habitué de ce blogue,  me propose de publier son dernier billet. Il est ingénieur diplômé de l’École nationale supérieure d’électricité et de mécanique de Nancy (Institut national polytechnique de Lorraine) , où j’ai été professeur invité en 1977.  C’est du lourd… mais aussi du bonbon.

Delirium carbonum et energicum

Publié le 15 mai 2014 dans Sciences et technologies

Par Jean-Pierre Bardinet.

bv000034 climatDepuis plusieurs dizaines d’années, le GIEC, satellite du Grand Machin Onusien (GMO), publie des rapports sur le réchauffement climatique. Dans ses statuts, rédigés par l’UNEP (United Nations Environment Program), autre satellite du GMO, il est demandé au GIEC de travailler sur le « Réchauffement Climatique Anthropique » (RCA) : « Évaluer sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires…

Voir l’article original 784 mots de plus

On n’en parle peut-être pas ces jours-ci, mais s’il y a un dossier qui a alimenté la controverse à l’intérieur des frontières du très beau comté de Taschereau et que je suis attentivement, c’est bien le projet de silos de granules de bois de l’Anse-aux-Foulons, piloté par Arrimage Québec et l’administration portuaire de Québec. Au cours de ma recherche pour pondre ce billet, j’ai obtenu la confirmation que le second dôme a été complété le 18 mars 2014, et qu’il n’y en aura pas d’autres.

Les deux silos, érigés près du boulevard Champlain, consistent en « deux constructions à l’allure de dômes, hautes de 45 m et d’un diamètre de 48 m, reliées à un système de convoyeurs, un projet de 25 millions $ » (TVA Nouvelles, 8 novembre 2013)

Qu’est-ce que le granulé de bois?

Selon Wikipédia (français), « le granulé de bois, aussi connu sous le terme anglais de pellet, est un bâtonnet cylindrique de combustible compacté. Il est principalement issu du compactage des résidus de scieries comme les sciures et copeaux provenant directement de la sylviculture. Principalement utilisés comme source d’énergie pour le chauffage, les granulés de bois servent aussi à la constitution de litières animales. »

Au Québec, il est possible de se procurer et d’utiliser un poêle aux granules comme source de chauffage résidentiel – un exemple en vente chez Rona.ca.

Qui profitera des silos?

Selon un article du journal Le Soleil en date du 19 novembre 2013, c’est la compagnie Rentech (NASDAQ:RTK, acronyme de Renewable Energy Technology), basée à Los Angeles, qui assurera le commerce des granules de bois qui seront entreposés et transbordés au Port de Québec.

Qui s’y oppose?

  • L’ancien ministre de l’Environnement Yves-François Blanchet : « Malheureusement, on a beaucoup de difficultés à ouvrir un dialogue avec l’entreprise et avec le Port, parce que l’entreprise et le Port se cachent derrière une prétendue juridiction exclusive du gouvernement fédéral. Mais vous savez, l’environnement est pour le gouvernement canadien ce que la monarchie est pour le Québec : ça les dérange » (10 novembre 2013, Radio-Canada)
  • Véronique Lalande, citoyenne de Limoilou qui se bat présentement contre la poussière rouge qu’on croit provenir d’Arrimage Québec
  • Le conseil de quartier Vieux-Québec-Cap-Blanc-Colline-Parlementaire (16 novembre 2013, Radio-Canada) : « C’est le silo de la honte »
  • Le Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale (16 novembre 2013, Radio-Canada)
  • La députée fédérale Annick Papillon (NPD, Québec), qui a lancé une pétition contre les « silos de la honte » (29 novembre 2013, Le Soleil) – pétition que je refuse de signer!
  • Paul Shoiry, chef de l’opposition à la Ville de Québec (8 novembre 2013, TVA Nouvelles)
  • Agnès Maltais, qui était jusqu’au 7 avril 2014 la ministre responsable de la Capitale-Nationale : « Ce n’est pas parce que tu te dis « territoire fédéral » que tu peux faire n’importe quoi. Il peut y avoir des impacts sur la santé, sur le paysage, toutes sortes d’impacts » (Le Huffington Post Québec, 4 décembre 2013)
  • Régis Labeaume, maire de Québec, du moins au début (Le Soleil, 10 novembre 2013)

Mais pourquoi s’y oppose-t-on?

Voici ce à quoi se résument la plupart des commentaires défavorables que j’ai lus et entendus depuis le début du projet.

Pourquoi devrait-on plutôt appuyer le projet?

  • On verrait l’industrie du granule de bois comme une planche de salut pour l’industrie forestière québécoise, qui a été passablement malmenée ces derniers temps – voir l’article de Jean-François Cliche, Le granule pour « sauver » l’industrie forestière (Le Soleil, 15 novembre 2013)
  • Selon le président de l’Administration portuaire de Québec, Mario Girard, ce projet créera près de 120 emplois et génèrera à terme des millions $ en retombées économiques (8 novembre 2013, TVA Nouvelles).
  • L’administration du Port de Québec « a quant à elle déjà fait savoir qu’elle mettrait sur pied un comité consultatif d’experts de l’art visuel pour déterminer la meilleure manière d’intégrer les dômes dans l’environnement » (16 novembre 2013, Radio-Canada).
  • Entrevue avec Gérard Deltell, député de Chauveau (CAQ), en date du 13 novembre 2013 (émission Bouchard en parle, FM 93)
  • Entrevue avec Johanne Lapointe, vice-présidente au développement corporatif pour Arrimage du Saint-Laurent, en date du 19 novembre 2013 (émission Bouchard en parle, FM 93)

Pour finir, ce que moi, j’en pense

Mais où est le problème? Est-ce encore un cas de « Pas dans ma cour »? Pour une fois, nous avons un très beau projet qui profite du fait que le Port de Québec soit un port en eaux profondes. Cela doit créer des emplois, les granules de bois sont un filon prometteur et plus écologique que le charbon, et je salue l’initiative des promoteurs de choisir un matériau blanc permettant la peinture artistique ou les projections multimédia malgré son coût relativement élevé. Et de plus, pour ce qui est de la «laideur» des silos, j’ai connu pire… le cube Rubic près de la Place royale, par exemple!

C’est pourquoi je me permets, en tant que citoyenne de Québec qui a à cœur le développement économique de sa ville et la création d’emplois dans notre belle province, d’appuyer ouvertement le projet et d’espérer qu’il réponde aux attentes d’Arrimage Québec et de l’entreprise qui désire l’exploiter.

Ma seule réserve : si en novembre dernier on voyait le granulé de bois comme une industrie prometteuse, je me demande ce qu’il en est aujourd’hui. A-t-on commencé à transborder et à entreposer cette ressource dans les silos de l’Anse-aux-Foulons? Des emplois ont-ils été créés? Est-ce que tout cela répond aux aspirations d’Arrimage Québec? J’espère sincèrement que oui.

C’est un dossier que j’ai choisi de suivre de très près, et cela dès la première prononciation de la phrase « C’est laid ». Si vous avez des informations à me communiquer, n’hésitez pas à m’en faire part par ma page de contact.

 

 

Sources :

Un ami à moi, François Pelletier, auteur du blog La droite économique, une bouchée à la fois, vient de partager un article qui m’a fait tomber à la renverse:

À l’occasion du Jour de la Terre, célébrons les bienfaits écologiques de notre chaîne d’approvisionnement alimentaire mondiale

Dans cet article qui détruit un mythe tenace voulant que tout ce qui est acheté local est écologique, Pierre Desrochers, professeur de géographie à l’Université de Toronto-Missisauga, chercheur associé à l’Institut économique de Montréal et co-auteur de The Locavore’s Dilemma. In Praise of the 10,000-mile Diet (PublicAffairs, 2012), nous explique pourquoi manger local n’est pas efficace économiquement, et écologiquement. Il glisse aussi sur les politiques communistes et protectionnistes d’exploitation du territoire et leurs effets désastreux sur l’environnement.

Quel dommage que cet article m’ait échappé la journée même du 22 avril, jour dit de la Terre que je ne fête pas d’ailleurs — soit dit en passant, selon les sites Web répertoriant le saint catholique du jour, le 22 avril 2014 fut la fête de saint Alexandre (bonne fête en retard, donc).