«Le gouvernement de Philippe Couillard ne réglementera pas le prix des livres, contrairement à ce que souhaitait l’ancien gouvernement de Pauline Marois. Les libéraux mèneront plutôt une réflexion sur les moyens de consolider les librairies indépendantes.»

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Je sais que le changement dérange et peut faire peur. Mais le changement est inéluctable. Et le rôle d’un bon leader consiste à guider les Québécois à travers ce changement car quand on sait le gérer, le changement peut devenir l’une de nos plus grandes forces. Bien sûr, il faut s’y préparer. Il faut l’anticiper et déceler très tôt les premiers signes de changements. Il faut s’y adapter. Et il faut profiter de tout ce qu’il peut nous apporter.

Quand on a travaillé dur et lutté pour obtenir ce qu’on a, quand on est habitué à ses vieilles pantoufles et ses vieilles habitudes, à ses « droits acquis », à son « dû », il peut être difficile d’accepter l’inévitable changement. Plus on s’attache à nos acquis, plus on cherche à les retenir. On peut considérer le changement comme une menace et s,y opposer. Mais il ne sert à rien de sortir des pancartes et de manifester contre le changement. Ceux qui refusent le changement créent leur propre tombe. Plus vite la société québécoise admettre l’échec et le caractère insoutenable de notre modèle étatiste et vaincra la peur de devoir changer, plus vite elle se mettra à imaginer et bâtir une nouvelle société. Plus vite on oubliera ce vieux modèle décrépit, plus tôt on en a trouvera un nouveau. Ce n’est pas avec de vieilles certitudes que l’on pourra bâtir une nouvelle société.

J’ai hâte d’imaginer avec vous le Québec de demain, de rêver avec vous de ce que nous pouvons accomplir si l’État se tasse et nous laisse faire. Mon rêve, c’est que les Québécois puissent réaliser leurs rêves. Il dépend de nous tous de faire advenir ces rêves, et pour cela, nous devons nous résoudre à commencer, sans plus tarder, cette tâche cruciale qui consiste à débloquer le Québec.

(Pouliot, Adrien, Des idées pour débloquer le Québec: comment briser le triangle de l’immobilisme, (c) les Éditions Accent Grave, Montréal, Québec, publié en 2014, pages 221-222.)

livre-adrien-pouliotC’est par ces paragraphes percutants, destinés sans contredit à nous secouer les puces et à nous sortir de notre zone de confort, que se conclut le meilleur essai que j’aie lu sur la politique québécoise depuis des lunes. Étant plutôt découragée de voir l’argent de mes taxes être gaspillé et la qualité des services publics se dégrader, pas trop contente de tant d’ignorance ou d’aveuglement volontaire devant les vrais enjeux de notre société, je cherchais un article, une revue, un blog, un livre, bref, quelque chose qui puisse m’aider à partager — et surtout défendre — ma remise en question d’un choix de société fait il y a plus de 40 ans dans ma province. Et ce livre d’Adrien Pouliot tombait à pic!

C’est un ouvrage bien écrit, facile à comprendre. D’abord, on en connaît un peu plus sur ce très courageux homme d’affaires qui a accepté de se lancer en politique dans notre époque contemporaine très trouble, et cela à la tête du seul parti de droite au Québec — il faut le faire, et en le lisant, vous comprendrez pourquoi j’ai choisi de le suivre sans hésitation dans cette incroyable aventure!! Ensuite, il s’amuse à détruire un à un les arguments de Jean-François Lisée, qui prétend dans un autre ouvrage mettre la droite économique K-O. Sans parler du diagnostic très bien établi de la situation économique du Québec et des problèmes relevés chez les principaux partis politiques du Québec. Finalement, il nous partage, à coeur ouvert, ce qu’il désire faire pour sortir ma province de son marasme, en reprenant bien sûr les grandes lignes du programme du Parti conservateur du Québec. Et d’un couvert à l’autre, il faut le souligner, ce livre nous permet de démystifier ce qu’est la droite économique. Une position trop peu connue dans l’échiquier politique, et tout à fait défendable, mais hélas mise à mal, pour ne pas dire démonisée, possible que l’éternel débat qui a été trop longtemps entre souverainistes et fédéralistes y ait contribué, sinon les 40 dernières années qui ont vu défiler plusieurs premiers ministres, quelques partis en alternance, certes, mais toujours la même recette d’intervention de l’État dans beaucoup trop de domaines de notre société au prix d’impôts, taxes et tarifs toujours de plus en plus hauts et d’une bureaucratie beaucoup trop lourde…

Ayant débuté des études (à distance) en administration des affaires et ayant acquis une certaine expérience en politique de par ma participation à la dernière campagne en tant que candidate, je suis sans doute mal placée pour bien en juger, mais les explications sont claires, possiblement assez pour que le lecteur plus ou moins ferré en économie ou en politique puisse le comprendre. Je suis personnellement convaincue que vous aimerez cet ouvrage. Bien sûr, cela requiert un minimum d’ouverture face à un courant politique encore marginal, mais que j’espère émergent et en pleine croissance, et qu’on gagnera assurément à connaître tout comme son auteur.

Vous voulez l’acheter? Quelques possibilités:

Ou sinon il est disponible au format numérique. Alors, voilà pour ma première critique littéraire. Cela ne sera pas ma dernière. Si en passant vous voulez me suggérer des livres, n’hésitez pas, car je désire garnir ma bibliothèque. Particulièrement la section «Politique – droite» qui est présentement trop indigente à mon goût!!!

P.S.: J’ai eu le privilège d’assister au lancement du livre et d’avoir en ma possession une copie dédicacée du livre par son auteur.