Et chapeau à nos artistes et entrepreneurs qui y ont recours!

Non, je ne vais pas me taire. Oui, je vais continuer de déplorer qu’on dépende trop des subventions pour se développer, ce qui coûte trop cher aux contribuables.

Je salue l’arrivée de Kickstarter et des autres plates-formes de financement participatif, car je considère que c’est une idée géniale que les artistes et entrepreneurs ont intérêt à utiliser plus souvent au Québec.

Dans un contexte économique comme le nôtre, il faut arrêter de ne courir qu’après les subventions et crédits d’impôt, et accepter d’aller trouver le financement ailleurs.

Pour cette raison, je refuse de me laisser intimider et chanter des bêtises par les gérants d’artistes parce que je me fais un plaisir de les féliciter d’avoir RÉUSSI leur campagne de financement initiée sur une si géniale plate-forme publique.

Si pour eux c’est une honte et un scandale d’y avoir recours faute d’obtenir la subvention désirée, moi au contraire je trouve cela super. C’est une preuve d’independance, de maturité et surtout de responsabilité face aux revers de fortune et mauvaises passes financières. Il faut souligner ça positivement!

Et je le répète, j’encourage tout le monde à le faire, il y a des fans et des gens qui aiment les artistes ou entreprises, et qui seront sans doute fiers d’y mettre un petit 10 ou 20$.

Où est le scandale? Qu’est-ce qui vous gêne dans tout ça? En quoi faire appel à ses fans est un échec, alors qu’en 2014 les duchesses du Carnaval elles-mêmes ont fait appel à La Ruche pour leurs projets d’activités hivernales?

Ce qui me gênerait, moi, comme artiste, ce serait d’être trop dependant de l’État ou pire, d’apprendre que mon imprésario a envoyé paître un de mes fans, qui va cesser de m’encourager parce qu’on n’attire pas des mouches avec du vinaigre, et non d’avoir lancé la campagne de crowdfunding permettant de réaliser un projet qui me tient à coeur.

Vive le socio-financement! Voilà.

Des pianos publics pour animer Québec

Article d’Anne Morin (Le Soleil)
Date: le 29 mai 2014

(Québec) Les joueurs de piano du dimanche pourront se délier les doigts en plein air cet été pour leur plus grand bonheur et celui des passants. La mode des pianos publics, venue d’Europe et bien implantée à Montréal, gagne la capitale québécoise.

[Lire l’article détaillé]

Avec un peu de retard sur les autres années, l’Opéra de Québec dévoile enfin sa programmation 2014-2015. Il s’agit déjà de la 31e saison.

La Veuve joyeuse de Franz Lehár – 18, 21, 23 et 25 octobre 2014 >> à noter que Robert Huard, mon directeur de prison préféré (en référence à la Chauve-Souris présentée il y a quelques années), jouera le Baron Popoff, je crois qu’il sera tout aussi tordant!
Le Gala de l’Opéra – 11 décembre 2014
Tosca de Giacomo Puccini – 16, 19, 21 et 23 mai 2015 >> la seule présence de Gregory Dahl dans le rôle du Baron Scarpia vaut le détour, car il m’a impressionnée en Macbeth il y a moins de deux semaines

Vous pouvez télécharger la brochure officielle en PDF.

veuve-joyeuse-fr

gala2014-fr

tosca-frPhotos (c)Opéra de Québec

 

Comment se réjouir devant une programmation 2012-2013 aussi indigente et un tel manque de solistes de renom à l’OSQ? Ils ont invité des enfants d’école au lieu de noms célèbres, et en plus le nouveau directeur artistique ne sera présent que 8 fois! Côté choral, on n’a pas trouvé mieux que de répéter la grande virée de Noël et il n’y aura qu’un seul grand programme à la fin de mars uniquement, rien pour conclure la saison alors que c’était la tradition.

Qui est le **censuré** qui a monté la programmation? On dit que ce sont les suggestions du public. Je me pose la question, et pourquoi ne pas la poser en même temps à Fabien Gabel: ceux qui ont rempli votre sondage vont-ils payer pour les billets?

Un gros fail, qui me fait d’autant plus mal au cœur que j’ai été abonnée pendant 11 ans, choriste pendant 11 ans et bénévole pour l’orchestre pendant 2 ans. Je ne vois plus qu’une formation qui se cherche, et je me demande sincèrement si ça vaudra le coût de payer une gardienne pour aller voir les concerts…

Une question à la direction générale en passant: un plan quinquennal dont l’année 1 est la dernière d’un directeur et les années 2 et 3 sont «de transition» peut-il fonctionner? J’en doute.

Quelle tristesse…

OSM et Radio-Canada FAIL

14 septembre 2011

Après nous avoir boudés en 2008 pour le grand événement qu’était la Symphonie des Mille, Radio-Canada n’a pas voulu manquer l’inauguration de l’Adresse symphonique, la nouvelle salle de spectacle pour l’Orchestre symphonique de Montréal.

Cependant, la société d’État n’a retransmis que la seconde partie du concert, soit la 9e symphonie de Beethoven. Jusque là, ça va, c’est le morceau le plus connu du programme. Là où j’ai décroché: au lieu de nous montrer les musiciens en train de jouer, ils ont mis trop d’emphase sur les comédiens et acrobates dépêchés à l’extérieur pour la retransmission de l’événement sur écran géant, et pis que ça, le 3e mouvement a été complètement masqué par des entrevues et autres interventions.

Le pire est que c’est la seconde fois consécutive que Radio-Canada nous présente le chef-d’oeuvre de Beethoven de cette manière. Impossible de se concentrer sur la musique, pas moyen d’entendre tous les 4 mouvements. C’est insultant! Nous prendre carrément pour des imbéciles, nous, les mélomanes situés hors de Montréal.

Il est maintenant possible de visionner le programme sur TOUT.TV, mais je vous le dis tout de suite: à moins que de voir des acrobates ne vous incommode pas, et à moins de ne pas faire de cas du mouvement 3 complètement masqué par des entrevues, attendu que ce doublé historique dans le genre confirme à quel point Radio-Canada est incapable de nous présenter un programme musical classique complet pensant que nous sommes incapables de l’apprécier dans son entièreté, je vais dire comme Jean-Pierre Ferland: ÉCOUTE PAS ÇA!!!!!

Dommage que je n’aie pas pu apprécier le programme autant que François Juteau, un ami qui avait son billet pour la dernière représentation…

TOU.TV: OSM – L’Adresse symphonique: Opus 1

Mise à jour!

Le journaliste Richard Boisvert partage la même opinion sur son blog artistique Cyberpresse. Je vous cite intégralement sa réflexion, parue hier:

Tout comme Tolstoï, les responsables de la télé de Radio-Canada semblent avoir une peur bleue de la musique. La retransmission de concerts a pratiquement disparu du petit écran à notre époque. On parle bien sûr des concerts de l’Orchestre symphonique de Montréal, l’OSQ ayant depuis longtemps cessé d’exister pour la télévision d’État. Tout juste si on produit une émission par année. Et encore, on trouve le tour de la charcuter avec des numéros d’acrobatie, de la danse ou encore de témoignages de vedettes qui font leur coming out. Systématiquement. La 9e de Beethoven, présentée lors de l’ouverture de l’Adresse symphonique, la nouvelle salle de l’OSM, n’a pas échappé à la boucherie, comme on peut le constater en visitant le site Web de Radio-Canada (ici).

Adresse: http://blogues.cyberpresse.ca/arts-du-soleil/2011/09/20/qui-a-peur-de-beethoven/

 

 

L’Opéra de Montréal a beaucoup de budget pour de la publicité de la télé, OK.

L’Opéra de Montréal fait de la publicité télé pour les Noces de Figaro, de W.A. Mozart, OK.

Hélène Guilmette, soprano, interprètera le rôle de Susanna et résume l’intrigue de l’opéra, OK.

L’air qui joue en arrière-plan est le «Porgi amor», qui est chanté par la comtesse Almaviva et non Susanna!!

FAIL!!!

Date: samedi 12 mars 2011
Heure: 20h
Lieu: église Notre-Dame de Lévis (18, rue Notre-Dame, Lévis, QC)

Andréanne Guay, soprano
Jean-Philippe McClish, baryton
Le Choeur polyphonique de Lévis (direction: Jean-Eudes Beaulieu)
Le choeur Les Rhapsodes (direction: David Rompré)
Orchestre symphonique de Lévis
Gilles Auger, chef d’orchestre

Au programme:
Johannes Brahms – Ein Deutsches Requiem, op. 45